Ce mercredi, j’avais exceptionnellement posé ma journée pour faire une grande randonnée en solo, profitant de conditions météo optimales (soleil, peu de vent et températures très raisonnables, notamment le matin (autour de 15° au départ, 25° à l’arrivée). Direction la vallée de Chevreuse, pour un parcours que j’avais repéré de longue date, empruntant majoritairement le GR11 puis le GR655.
Pour rejoindre le départ, je prends la ligne N du Transilien, direction Rambouillet, avec arrêt à Coignières. Le départ de la randonnée se situe tout de suite à la sortie de la gare, direction l’est et la vallée de Chevreuse. Le temps de passer une zone d’activité, on rentre rapidement dans le vif du sujet, avec des paysages qui deviennent rapidement plus sauvages, à la nature préservée.

Des champs, des collines, des vaches : bienvenue dans le Fond de Bellepanne


Derniers mètres en fond de vallée
Ca se poursuit tranquillement en pente douce descendante jusqu’au village de Lévis-Saint-Nom, où le sentier change d’orientation et décide de monter à flanc de colline pour la première montée du parcours… avant de redescendre un petit peu plus loin, assez abruptement.

Sur le premier plateau. Des arbres à perte de vue…
Une fois redescendu dans le fond de vallée, l’itinéraire se poursuit et doit rapidement franchir un premier ruisseau, pas bien violent mais assez en eau pour ne pas pouvoir le traverser à gué. Hors, le pont qui le traverse est fermé au public, il doit être trop fragile pour supporter le poids des randonneurs.

Par où donc passer ? Une rapide réflexion m’amène à passer par le parapet qui traverse l’eau, puis à passer par l’intérieur de la bâtisse. Obstacle passé, je peux continuer ma route !
La randonnée se poursuit tranquillement, en fond de vallée, jusqu’au village de Saint Forget, où m’attend la seconde grimpette de la randonnée. Puis se poursuit plein est dans la forêt jusqu’à redescendre sur la ville de Chevreuse. Petite subtilité du parcours, il faut à un moment tourner à gauche dans une ruelle vraiment très étroite, à tel point que je suis passé à côté en arrivant à son niveau.

La ruelle en question, vraiment pas large, heureusement je n’y ai croisé personne…
Ensuite, la descente se poursuit jusqu’au centre ville, puis la promenade au bord de l’Yvette, qui coule paisiblement dans la vallée :

La charmante promenade au bord de l’Yvette, à Chevreuse
Et après ce passage fort bucolique, il faut remonter sur le versant opposé de la vallée, où m’attend la pause repas, et la mi-parcours. Je m’y attèle donc.


La remontée après la ville de Chevreuse. Photos prises en me retournant, la montée se fait dans la direction opposée à ces photos
Et enfin, après cette ultime grosse côte de la randonnée (du moins le penses-je à ce moment là), c’est l’heure du pique nique ! Je connaissais déjà le spot, dans la forêt de Méridon, qui allait servir à cet effet, et je savais qu’il y avait plusieurs tables de pique-nique à ma disposition (j’en ai compté 7). Mais je fus agréablement surpris de constater la présence d’une table, à l’écart des autres, visiblement pas très ancienne.

Voilà un coin parfait pour un pique nique bien mérité !
Après le repas, je reprends mon chemin, pour rejoindre en quelques centaines de mètres le château de Méridon et ses dépendances :

L’une des dépendances du château de Méridon

Le château de Méridon
S’en suit une section nettement moins intéressante, mais obligatoire, pour rallier le prochain point d’intérêt de la randonnée. Cette section de la randonnée se déroule d’abord en lisière de forêt, puis plus franchement au soleil à travers les champs (cagnard garanti en été par forte chaleur !)

Paysage (et ciel) d’été, à l’arrière plan des pavillons de la commune d’Herbouvilliers

En arrivant vers Boullay les Trous (partie Gare)
Une fois cette partie en plein soleil derrière moi, je peux profiter à nouveau d’un long cheminement en forêt, le long d’une voie verte qui était, il y a fort longtemps, une partie du parcours de la ligne de Sceaux, ancien axe ferroviaire qui s’étendait de Denfert Rochereau à Limours, dont il ne reste que cette voie verte, au-delà de la partie qui existe aujourd’hui sous le nom de … RER B, branche Saint Rémy les Chevreuses. Plus d’infos sur cette ligne disparue à lire ici.

La longue descente de la voie verte (plus de 4 km), en pente douce et régulière (2%).
Cette voie verte m’amène donc à la gare terminus du RER B de Saint Rémy les Chevreuses. Le compteur affiche 23 km, c’est probablement là que s’arrêteraient de nombreuses personnes, dont moi-même la plupart du temps. Mais aujourd’hui, j’ai envie de pousser le bouchon un peu plus loin, étant bien motivé à atteindre la barre de 30 km, que je ne franchis guère plus de 1 ou 2 fois par an.
Je continue donc en remontant derrière la gare de Saint Rémy, et cette petite remontée me permet de faire une rencontre impromptue avec un chat, tranquillement perché sur le mobilier urbain.

Un peu plus loin, la montée se poursuit, mais va finalement s’avérer bien plus longue que prévu, une intersection marquée sur la carte n’existant manifestement pas, un mur bien solide étant présent à la place. Donc là j’ai 24 km dans les jambes, et je dois improviser un nouvel itinéraire pour rejoindre la suite du parcours prévu, sauf à rebrousser chemin, ce que je ne souhaites pas. Je consulte donc une application de randonnée, Outdoor Active, y entre mon positionnement actuel, mon point d’arrivée, et je regarde ce qu’il me propose. Après une première proposition insatisfaisante, la seconde est la bonne et me pemettra de rejoindre le tracé prévu initialement avec un allongement de parcours de « seulement » 1 km.
Et après la remontée, heureusement dans la forêt, quasiment identique en dénivellation que ce que je venais de descendre par la voie verte, me revoilà dans les choux champs, en plein soleil ! Bon, je passe à côté d’une curiosité, et immortalise les derniers mètres passé à côté des champs, avant de redesscendre pour de bon dans la vallée de l’Yvette.

Le Grand Ragonant, en bordure des champs

Dernière vue des champs avant la redescente dans la vallée.
Je passe devant la gare de Courcelles sur Yvette avec un peu plus de 27 km au compteur, ce n’est pas encore suffisant, je pousse, comme prévu initialement, jusqu’à celle de Gif sur Yvette. Mais cette fois, c’est sur terrain plat, au bord de l’Yvette. Et tant mieux, parce que les 25° à l’ombre, additionnés à la fatigue de l’effort physique, commencent à se faire sentir…


En bordure de l’Yvette, ou à proximité immédiate, les aménagements sont agréables
Et après un peu plus de 5h30 de marche, 6h30 toutes pauses confondues, et plus de 31 km, me voici enfin arrivé à mon terminus, la gare de Gif sur Yvette. Objectif atteint ! Avec en prime un bonus dénivellation (+413/-513 mètres, le point d’arrivée étant plus bas que le point de départ), et un autre pour la vitesse (5,7 km/h de moyenne). Et un dernier pour avoir battu mon record de la randonnée la plus longue réalisée depuis que je les mesure (2012), d’un peu plus de 1 km (tient, c’est précisément l’extra qui n’était pas prévu au départ… il aura eu son utilité !).
Ce fut une bien chouette randonnée, réalisée comme prévu sous un soleil radieux. Le trajet retour, toujours en train, via le RER B jusqu’à Denfert Rochereau, la ligne 6 du métro jusqu’à Montparnasse, et enfin la ligne N du Transilien jusqu’à chez moi, sera l’occasion de me reposer un peu, et de continuer à me désaltérer après l’effort.

La carte du parcours réalisé. Pour plus de détails, et notamment visualiser le profil d’altitude, vous pouvez cliquer sur ce lien.
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Merci de m’avoir lu jusqu’au bout 🙂