Bonjour ! De retour de cette escapade, en voici les grandes lignes, et quelques illustrations. Ce voyage, au départ de Paris, m’aura mené successivement à Saint Jean de Luz, mon camp de base, Hendaye, Bidart, Biarritz et enfin Bayonne. Je pense donc avoir fait un tour représentatif de ce que cette côte a à offrir, notamment en terme de paysages et de plages.
Escapade mi-tourisme, mi-sportive, ponctuée de 2 randonnées, dont une assez sportive.
Jour 1 : voyage aller, découverte de Saint Jean de Luz et première randonnée
Départ très matinal ce jeudi 30 octobre, puisque mon train au départ de Paris Montparnasse est prévu à 7h10. L’idée, au moment de la réservation, était de pouvoir arriver sur place avant la mi-journée, et ainsi pouvoir profiter du reste de la journée sur place. Bien m’en a pris, puisque ce premier jour fut le plus ensoleillé des 3 !
C’est donc vers 11h30 que je débarque sous un grand soleil à Saint Jean de Luz. Je file découvrir le bord de mer, et notamment la plage de sable fin, qui s’étire sur une bonne longueur, et sur laquelle je reviendrai de nombreuses fois au cours de ce séjour.
Mais le temps file pour profiter du beau soleil pour la première randonnée (nous sommes passés à l’heure d’hiver, le soleil se couche vers 18h), d’autant que je dois prendre un bus pour me rendre sur le point de départ, plus loin vers Hendaye. La fréquence de la ligne de bus en question avoisine les 1h30, il s’agit donc de ne pas louper le prochain. Après un rapide déjeuner en ville, je file donc et me voici peu après 13h à proximité immédiate du domaine d’Abbadia, et de la pointe Sainte Anne. J’y découvre là les premiers points de vue sur la côte, assez rocheuse à cet endroit, sous une belle lumière d’automne.

Plus loin, les rochers font place à la très grande plage d’Hendaye, qui s’étend sur plus de 3 km ! Une très belle plage de sable fin, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Puis, direction le port de la ville, située à son extrémité sud. Ici coule la Bidassoa, une rivière qui marque la frontière avec l’Espagne, qui est donc vraiment toute proche.

Sur la rive opposée, et les montagnes au fond, c’est l’Espagne 🇪🇸
La fin de la randonnée, longeant le port et la baie de Chingoudy, avant de remonter à la gare de Hendaye – Les 2 Jumeaux, est moins intéressante. Au final, une bonne mise en jambes de près de 9 km, dont voici le parcours :

Retour à Saint Jean de Luz en TER en même pas 10 minutes, puis après un temps passé à l’hôtel, je reprends la direction du centre ville pour en faire une découverte un peu plus approfondie. Je découvre une bien jolie ville, assez animée dans ses artères commerçantes. Le passage au port me permettra de prendre en photo le sommet emblématique de la région, la Rhune, qui domine le décor du haut de ses modestes 900 mètres d’altitude.

La promenade se poursuit en retrouvant à nouveau la plage, que j’avais laissé à la mi-journée. Je prendrai plaisir à la parcourir tout du long, avec le bruit des vagues s’échouant sur le rivage en toile de fond sonore.

Vue de la plage de Saint Jean de Luz depuis l’extrémité ouest
Signe de la dégradation à venir, le ciel commence déjà à se voiler, ainsi, si j’aurais quand même droit à quelques belles couleurs au coucher du soleil, on sera assez loin d’un coucher de soleil classique avec le soleil rasant l’horizon…

Coucher de soleil assez nuageux mais avec quelques belles couleurs
Jour 2 : Grande randonnée le long de la côte basque
Ce vendredi 31 octobre, c’est Halloween, et cela vaudra une sympathique ambiance en ville en fin de journée. Mais avant çà, une belle et longue randonnée m’attend, je vais ainsi parcourir le GR9, autrement appelé sur cette portion le sentier du littoral, entre Saint Jean de Luz et Biarritz. Une randonnée assez sportive, en mode reconnaissance, qui m’a valu de devoir en modifier substantiellement le tracé sur toute sa partie finale.
Une randonnée qui a commencé avec un temps très doux, mais très nuageux à couvert, et un vent sensible, que j’aurai heureusement le plus souvent dans le dos. Le début se passe de plages en plages, ca monte et ca redescend assez régulièrement, car oui, la côte basque n’est pas toute plate, les Pyrénées ne sont pas loin, et jusqu’à Biarritz il y a de nombreuses collines.

Sur le GR côtier, on voit que le relief n’est pas très marqué, mais tout même bien présent, jusque sur le bord de mer
Et le paysage défile ainsi doucement mais sûrement, avec un ciel qui aura lui aussi tendance à évoluer progressivement, dans le bon sens là aussi puisque le soleil va réussir à percer, pour mon plus grand plaisir de photographe amateur de photos lumineuses. Soleil qui m’incitera à finir la randonnée dans le centre de Biarritz, et non à sa gare, excentrée, comme initialement prévu.

Vue sur la jolie petite plage d’Erretegia, sous les premiers rayons de soleil de la journée
Mais cette évolution positive s’accompagne également de la nécessaire adaptation de mon tracé de randonnée, celui-ci s’étant basé sur un fond de carte généralement bien à jour des sentiers, mais qui sur ce coup s’est avéré défaillant. Heureusement, le marquage du GR étant bien présent, j’ai pu aisément en retrouver la trace.

Derniers espaces sauvages de la randonnée. Au-delà, c’est Illbaritz puis Biarritz, des secteurs bien plus urbanisés
Après une très jolie dernière traversée dans des espaces naturels préservés, le GR poursuit son chemin à travers des secteurs plus urbanisés, jusqu’à son terme. Mais la beauté de la côte et la présence de plusieurs pages m’a permis de maintenir l’intérêt jusqu’à la fin.
Après une vingtaine de kilomètres et près de 4h de marche, j’atteins enfin le rocher de la Vierge, lieu incontournable de Biarritz, sur lequel orne une statue de la Vierge, précisément.

Mais ce site, entouré de mer, est surtout pour moi l’occasion de profiter du bruit omniprésent des vagues s’échouant sur la côte, encore bien rocheuse à cet endroit. Et quelques centaines de mètres plus loin, j’atteins le but final de cette randonnée : la Grande Plage de Biarritz.

Et c’est ainsi, et ici, que se termine la randonnée du jour. 22 km, 500 mètres de dénivelée positif et négatif, malgré un point culminant à même pas 100 mètres d’altitude. Et 1200 calories actives brûlées, signe d’un effort assez significatif.

Le parcours de la randonnée du jour.
Le retour sur Saint Jean de Luz s’effectuera en bus, via une ligne directe qui me ramènera en un peu moins d’une heure.
Après un temps de repos et de récupération bien mérité à l’hôtel, je ressors en ville peu avant le coucher de soleil. C’est là que la fête d’Halloween bat son plein… surtout pour les enfants, les adultes étant bien moins nombreux à avoir sorti une tenue pour l’occasion. Après le centre ville, je reprends naturellement la direction de la grande plage pour une nouvelle traversée intégrale de celle-ci, bien moins remplie que la veille à la même heure. Il faut dire que la dégradation du temps se poursuit, le ciel est à présent bien nuageux et même un peu menaçant. Pas de coucher de soleil non plus en ce vendredi soir, mais je m’étais fait une raison, les prévisions météo n’y étaient pas favorables.
Jour 3 : Visites expresses de Biarritz et Bayonne, voyage retour
En ce 3è jour, le temps continue de se dégrader, le soleil est totalement absent et les nuages menaçants laissent tomber des petites pluies par moments. Ce sera donc une journée urbaine, qui commence dans le même bus que la veille, dans l’autre sens, vers Biarritz cette fois.
Après une courte visite du centre ville, direction l’aquarium, sur le bord de mer, à proximité immédiate du Rocher de la Vierge. Une visite bouclée en une petite heure, ponctuée de jolis petits poissons et requins, et de quelques belles et imposantes tortues.
A la sortie, le temps toujours aussi peu engageant, et plus frais après la grande douceur du petit matin, m’incite à prendre directement la direction de Bayonne, après un dernier passage sur la Grande Plage et un dernier regard vers l’océan, bien agité, que je ne reverrai pas, vraisemblablement, avant l’année prochaine. C’est donc une nouvelle fois en bus (j’y reviendrai dans le bilan), que je me rends à Bayonne, en un peu plus d’une demi-heure.
Je n’y ferai qu’un petit tour rapide du centre ville, le temps ayant, en cette mi-journée, décidé de tourner un peu plus franchement à la pluie. Le moment idéal pour faire une pause déjeuner dans un petit café cosy de la principale rue commerçante. Ensuite, il est temps de rejoindre la gare, où m’attend, peu avant 14h, mon TGV pour Paris.
Et j’y trouve là une gare dotée d’un joli bâtiment et d’une belle verrière qui recouvre les quais., comme vous pouvez en juger ci-dessous :


C’est sur cette belle gare, et ce ciel plombé d’automne, que se termine mon escapade. Il faudra 4h pour rejoindre Paris à la gare Montparnasse.
Bilan
L’objectif principal de ce séjour était de prendre un grand bol d’air, une oxygénation. C’est parfaitement réussi, avec de belles marches, un beau soleil presque estival le premier jour, et un vent bien présent contribuant à rendre l’air particulièrement vivifiant.
Dans le positif, je retiendrai la ville de Saint Jean de Luz, que j’ai trouvé assez jolie (malgré un front de mer quelque peu bétonné, ce qui est tout de même très fréquent en bord de mer), et surtout très agréable à vivre : une belle ambiance dans le centre ville, et une plage très agréable. Hendaye est assez similaire, mais avec un aéroport à proximité immédiate, et les avions qui, au décollage, passent littéralement au-dessus de la plage, ce qui est source d’un nuisance sonore assez importante.
Je placerais très subjectivement Biarritz un cran en-dessous. Parce que la ville est plus grande, avec des bâtiments plus imposants, notamment en bord de mer. Quant à Bayonne, elle est plus éloignée de la côte, et ne peut donc pas, à mes yeux, rivaliser en terme d’intérêt.
Le négatif se concentre sur la gestion des transports en commun, thème que le commun des vacanciers, venu en voiture, importe peu, mais un thème qui m’est cher. J’ai en effet réalisé ce voyage uniquement avec les transports en commun, depuis mon domicile francilien.
En premier lieu, la placement de la gare de Biarritz, à plus de 3 km (!) du centre ville, la rend fort peu attractive. Rien que pour çà, je ne regrette pas d’avoir choisi Saint Jean de Luz comme camp de base, ville dans laquelle la gare se situe à même pas 10 minutes à pieds de la plage. Et de ce fait, j’ai fais mes trajets vers et depuis Biarritz en bus, alors que je préfère les déplacements en train. Mais il faut savoir être pragmatique, et force a été de reconnaitre que les bus m’ont été plus utile que le train sur ces trajets.
L’autre aspect problématique, toujours sur ce thème des mobilités douces, est la faible fréquence de nombreuses lignes de bus. Ainsi, la ligne de bus entre Biarritz et Saint Jean de Luz ne circule qu’à la fréquence moyenne d’un bus par heure, y compris en semaine. C’est encore pire, comme précédemment évoqué, pour la ligne empruntant le bord de mer entre Saint Jean de Luz et Hendaye (il en existe une seconde plus directe passant sur l’axe routier principal qui relie ces 2 villes). Et ce n’est pas mieux du côté des trains, avec parfois des trous de desserte pouvant dépasser les 2 heures, en pleine journée.
Dès lors, il ne faut pas s’étonner que la voiture soit reine : l’offre créée la demande, hors là l’offre est trop faible pour inciter les automobilistes à utiliser d’autres modes de transport.
Mais comme je veux finir sur une note positive, je retiendrai de cette région qu’elle est bien jolie, encore plus par beau temps, selon mes goûts. J’ai fortement apprécié la douceur de ces quelques journées (autour 22° les 2 premiers après-midis, ce qui est bien agréable à cette période de l’année), et la simplicité de la population locale, avec qui j’ai pu échanger à quelques reprises.
J’y reviendrai avec plaisir, qui sera encore plus grand s’il est partagé avec d’autres personnes que je connais et qui feraient partie du voyage.